MISSION
DJENNÉ
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Située à 540 km de la capitale Bamako, et à 130 km de la ville de Mopti, la ville ancienne de Djenné couvre une superficie de 48,5 ha et compte environ 14 000 habitants. Construite entièrement en terre (« banco »), son intérêt architectural a permis de l’inscrire sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO en 1988.
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| MA SOUFFRANCE Assister à la dégradation progressive de la ville entre 1990 et 2003. |
MON BUT Contribuer à la renaissance de la ville de Djenné, afin qu’elle retrouve son lustre d’antan, que ses habitants y vivent dans les meilleures conditions possible, qu’ils soient fiers de leur cité, et que les visiteurs également s’y sentent bien. |
MON PROJET ACTUEL Sauvegarder la connaissance et le savoir des vieux maîtres maçons concernant la techniques de construction en « djenné ferey », technique abandonnée depuis 1930 |
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POURQUOI ? La corporation des MAÇONS DE DJENNÉ est célèbre
dans tout l’ouest africain, et même bien au-delà depuis
près
d’un millénaire. L’apprentissage du métier
se retransmet oralement de père en fils et de
génération en génération. Les plus vieux
maçons sont donc considérés comme des «maîtres »,
et ils sont très respectés par toute la population. Amadou
Hampâté BA (grand sage et écrivain malien) a dit : |
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DEUX TECHNIQUES sont utilisées dans
la construction à Djenné : |
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| Il est donc urgent de maintenir
vivante, pendant qu’il est encore temps,
cette technique de construction – unique au monde – du « djenné ferey »,
afin de la retransmettre aux nouvelles générations de maçons,
mais également pour permettre de restaurer à l’avenir certains
bâtiments anciens. Seulement, pour savoir ce que coûterait aujourd’hui une maison édifiée en « djenné ferey », il faut, d’après les maçons, la construire pour en redécouvrir tous les coûts par une expérience. |
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COMMENT ? Mon projet se présente selon
deux axes :
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AVEC QUI ?
1 ) En collaboration sur place avec : 2 ) En collaboration en France avec : |
ÉTAT DU
PROJET - Au cours de mon séjour à Djenné du
20 au 27 décembre 2004, j’ai rencontré l’association « Djenné Patrimoine » ainsi
qu’une délégation de maîtres maçons
de la ville (une dizaine d’anciens, dont Mr Bocar Touré,
et une dizaine de jeunes) ; ensemble il a été décidé de
construire une MAISON DU PATRIMOINE en « djenné ferey »,
qui servira ensuite : - Par ailleurs, le crépis de terre (additionné de balle de riz et éventuellement de beurre de Karité) qui recouvre les murs de banco doit être renouveler annuellement sur les façades exposées à l'est, et tous les trois ans sur les autres façades. Le coût de ce crépis qui a considérablement augmenté depuis quelques années, a entraîné une sérieuse dégradation de sa qualité ; il importe donc de chercher des solutions pour remédier à ce problème. |
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Un container de matériels |
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Les maçons ont été extrèmement surpris par la quantité de matériel apportée, et ils ont été très touchés, car c'est la première fois que quelqu'un s'intéresse à eux. Evelyne |
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