LIEUX AIDÉS PAR LA MISSION MONGOLIE EN 2011
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Début
mars : température extérieure à 16h30
: - 19°. Température ressentie avec le vent
:- 28°C. Autant dire que je gèle sur place.
C’est ma première
après midi au foyer avec une activité dessin que je fais avec
Namuun l’interprète qui vient souvent avec moi au foyer.
On amène des feuilles, des crayons enfin tout pour dessiner.
Les enfants s’installent tranquillement et tous sont intéressés.
Faut dire qu’il n’y a pas grand chose qui leur soit proposé.
C’est une aubaine pour eux pour faire face à l’ennui.
Les dessins sont un peu stéréotypés chez les plus grands
avec des choses vues à la télé. Chez les plus petits c’est
comme des dessins d’enfants de partout: des bonhommes, du soleil, des maisons,
la campagne, papa maman, les chevaux, les yourtes, l’école, celle
dans laquelle ils se rendaient avant. Il y a beaucoup de coeurs aussi avec des
ailes et amour écrit en anglais. On apprend des rudiments d’anglais
dans la rue, çà sert : hungry, money, birthday, please, thank
you et love aussi.
Il y a un jeune garçon qui ne dessine pas et pour cause. Il est torse
nu avec juste un pantalon trop grand et pied nus. Il a froid, a la chair de poule
et reste collé au radiateur. Pas vraiment envie de dessiner dans ce cas
là. Un autre aussi n’a pas de chaussettes et qu’un short.
Le foyer est chauffé certes mais moi je supporte largement mon pull.
Je demande au personnel s’il y a des vêtements pour eux. On me répond
qu’il n’y a plus rien. Les vêtements que Réflexe Partage
a emmenés l’année dernière sont épuisés
et le foyer n’a rien trouvé non plus à la croix rouge locale.
Nous terminons l’activité avec Namuun. Mais je ne peux me résoudre à laisser
ces 2 garçons à peine vêtus. Nous faisons un tour au marché noir
et trouvons pour 6 euros 2 pantalons, un teeshirt, deux paires de chaussettes
et un pull que nous leur amenons rapidement.
Notre aide est vraiment nécessaire.
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La
yourte des enfants
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C’est
une petite école nouvellement installée
dans un quartier de yourtes. J’ai été contacté par
les anciennes institutrices de l’école Achlal
que je connais bien. Ces femmes sont pleines d’enthousiasme
et d’élan pour faire fonctionner cette nouvelle
structure pour les enfants pauvres du quartier. Elles
ont peu de moyen et ont besoin de soutien pour le matériel
scolaire et aussi les vêtements pour les enfants.
C’est si important pour ces enfants de quartier
pauvre d’avoir accès à l’école.
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Child
care center
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C’est
une structure qui a été déjà aidée
par Réflexe Partage les années passées.
Ce centre accueille des enfants dont les familles habitent
souvent loin d’Oulan bator ou des enfants de familles
déstructurées, rencontrant des problèmes
familiaux. Ce centre leur offre une alternative et leur évite
l’errance de la rue.
C’est un internat où ils apprennent une certaine
autonomie : faire la cuisine, le ménage. Certains
vont à l’école publique et d’autres
reçoivent des cours sur place.
Ce qui me donne envie de les aider, c’est l’enthousiasme,
la volonté du directeur et aussi le bon état
du centre. Dès que l’on entre, on ressent
combien les enfants s’y trouvent bien.
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Les familles
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C’est
peut être un des quartiers les plus pauvres d’Ulaanbaatar.
En arrivant en février, j’ai voulu m’y
rendre mais la personne qui m’y avait emmenée
l’année dernière était partie
en Russie. Je pensais ne plus pouvoir y retourner. Et puis,
lorsque l’équipe de Réflexe Partage
m’a rejoint en juillet, nous avons retrouvé ce
quartier après quelques détours. Mais je
n’avais que les prénoms des deux mères
et les employées de la mairie avaient changé.
Nous voilà à éplucher les registres
pour les retrouver. Et nous y parvenons.
Merci, cette fois ci, à l’héritage
de la bureaucratie soviétique qui finalement enregistre
chaque identité de personne, en ville bien sur,
car ce n’est pas le cas à la campagne.
Ainsi les cartons préparés pour les deux
familles ont bien été distribués.
Il n’y a pas besoin de chercher longtemps pour sentir
combien il est difficile de vivre dans cet endroit et élever
des enfants. Ce n’est tout simplement pas un lieu
pour vivre. Il y a l’odeur acre des poubelles qui
brulent. Les yourtes sont plantées au beau milieu
des ordures qui s’amoncellent. Il n’y a pas
besoin de chercher longtemps pour savoir que l’espoir
d’une vie décente possible s’est déjà envolé depuis
longtemps. Alors peut être notre aide si petite soit
elle pourra peut être un jour le faire resurgir.
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Les éleveurs
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C’est
une journée ensoleillée mais encore froide
en mars. Zolma une amie mongole me propose d’aller
visiter les éleveurs. Ce sont des familles installées à 20
ou 30 km de la capitale qu’elle aide avec une association
dont elle est la dirigeante. J’accepte avec joie
car la ville est étouffante de pollution et de
bruit.
Nous partons dans son 4X4 indispensable dans ces contrées
avec chargement de nourriture pour le bétail, quelques
provisions et vêtements pour les familles. Nous nous éloignons
dans la campagne blanche sur la piste glacée en
cherchant la plupart du temps le bon passage laissé par
les traces des autres véhicules
Une pensée me traverse : où la Vie m’emmène
là ? Est-ce juste une ballade touristique ?
Nous visitons plusieurs familles et nous passons notre
après midi à boire du lait et manger les
gâteaux offerts traditionnellement à chaque
visiteur. La dernière famille visitée vit
dans une précarité extrême. Ayant perdu
tout leur bétail lors d’un des hivers plus
rigoureux, les membres de cette famille survivent en étant
bergers. Ils gardent les chèvres cashmere d’autres éleveurs,
prennent soin des cabris qui viennent de naitre. Cette
famille de quatre personnes vit dans une seule yourte qu’elle
partage avec les cabris nouvellement nés. Elle ne
reçoit de salaire qu’un sac de farine ou de
riz et elle ne sait pas quand cela lui sera apporté.
Pour ne pas les vexer, nous acceptons quand même
le lait coupé à l’eau mais n’osons à peine
toucher aux gâteaux. D’ailleurs ils n’insistent
pas.
Quelques vêtements, couvertures, et ustensiles courants
leur sera d’une utilité quasiment vitale.
Ces familles si dénuées sont les mêmes
qui se retrouvent en périphérie de la capitale
cherchant une solution de survie qui n’existe pas
la plupart du temps. Les enfants des rues en sont souvent
issus.
Peut être les aider évitera de retrouver leurs
enfants sur les trottoirs d’Ulaanbaatar !!!
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