Mission Mongolie : La fondation Christina Noble
 
2007-2008

Cette fondation créée il y a une dizaine d’années par Christina Noble, une irlandaise qui a connu l’univers de la rue dans son pays, mène de front plusieurs projets.
• Parrainage d’enfants orphelins groupés dans un village d’enfants
• Village de yourtes pour reloger des familles pauvres
• Aide à la prison des mineurs pour la scolarisation et de meilleures conditions de vie
• Elle a également créé la clinique de nuit pour les enfants des rues.

        
Deux fois par semaine, le camion de l’association visite plusieurs endroits connus des enfants avec un médecin et une femme qui les connaît tous. Attentive à eux comme une maman, elle leur apporte de la nourriture et des vêtements.
« Et je fais la tournée avec eux, accompagnée de Sylvie et Marie Claude.
Le premier jour, le lieu de rendez vous est au marché noir.
A l’approche du bus, les enfants accourent. Ceux là ont encore leur famille, mais ils traînent toute la journée dans le marché noir pour trouver de quoi manger. Une soixantaine d’enfants se succèdent dans le camion venant chercher leur petit sac de nourriture. Des petits (4 à 5 ans) aidés par leurs frères et sœurs ou des enfants plus grands, des adolescents, filles et garçons. Le médecin examine les problèmes de peau fréquents dus au manque d’hygiène corporelle : des piqûres d’insectes qui s’infectent, des boutons qui ne guérissent pas.
   

La deuxième rencontre a lieu le lendemain.
Cette fois ci, la tournée a lieu dans cinq endroits différents de la ville.
Ces enfants là n’ont pas de famille ou du moins s’ils en ont, sont en totale rupture avec elle, à cause de problèmes de violence.
Même scénario, le médecin examine les problèmes de peau, la femme distribue la nourriture et les vêtements. Mais là, ceux là…. ils sont morts de faim, ils se jettent sur les petits sandwiches et les avalent en deux minutes. Je croise les yeux de certains, immense lassitude, désespoir s’y lisent.
Je suis touchée aussi par un enfant qui réclame un pantalon : « j’ai besoin d’un pantalon » dit-il à la "femme maman". C’est sa préoccupation pour survivre. La "femme maman" nous livre que l’été, c’est bien plus facile. L’hiver, c’est très dur pour eux.


Cela doit être difficile, pour elle aussi, ce rendez vous, rapide avec ces enfants pour leur donner un peu de nourriture, vêtements et de les laisser repartir dans le froid sachant qu’ils n’ont comme lieu pour dormir que les trous où juste, ils ne meurent pas de froid. »

Nadine

  
Les vêtements et la nourriture sont distribués.
2007-2008 : centres aidés pour la
4ème année
3ème année
2ème année
1ère année