Il s’agit
dans un premier temps "d’assistance à personne
en danger".
Pour redonner l’espoir, laisser les êtres souffler,
leur offrir un soutien le temps qu'ils reprennent des forces,
leur laisser entrevoir une possibilité de vie meilleure.
Derrière chaque enfant des rues, il y
a une famille vulnérable,
indigente. C’est en amont qu’il faut agir avant
que la pression de la misère ne fasse éclater la cellule familiale
en projetant les enfants dans les rues par désespoir de trouver une
solution de vie. Il faut aider les mères car l’amour et les soins
d’une mère sont irremplaçables.
L’aide va concerner des besoins vitaux
: avoir des vêtements, avoir
un abri chauffé l’hiver, avoir accès à l’eau.
Probablement dans un deuxième temps
l’aide évoluera-t-elle suivant les besoins
de la famille :avec des besoins de
scolarisation des
enfants, recherche de travail……
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« Soutiens-moi » débute
avec 2 familles.
Elles habitent dans le quartier
nord-est de la capitale, sur l’ancienne décharge
de la ville. Ce sont des familles composées de femmes
seules avec enfants à charge
et n’ayant que très peu de revenus.
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La première famille habite
une yourte dont la location absorbe la quasi-totalité de
la maigre aide accordée par l'Etat. La famille, une mère
et ses trois enfants, y vit dans des conditions précaires,
la mère ne pouvant pas prendre un travail à l'extérieur
car ses enfants sont trop petits et elle ne sait à qui
les confier.
La deuxième
famille habite une yourte qui lui appartient, mais qui est en
très mauvais état. Posée à même
le sol (l’hiver, les températures descendent en
moyenne à – 35°C), son feutre
est très usé et ne fait sûrement
plus office d’isolant. A l’intérieur, des lambeaux de vieux
lino récupérés dans la décharge couvrent la terre. La
mère y vit avec trois de ses cinq enfants, les trois plus petits (7,
5 et 2 ans).
Ses maigres revenus ne lui permettent pas un
accès
suffisant à l’eau
potable ni au chauffage. |